Jacques Audiard m'avait subjugué avec Deephan Palme d'or selon moi méritée et film qui assurément vieillira comme le bon vin. Il avait eu notamment le goût et l'élégance de nous faire découvrir de nouveaux visages, misant sur des personnages sortant des sentiers battus et facilitant l'identification du spectateur.
Il en va de même ici. Dans les Olympiades, il y a ce même parti pris de permettre à une nouvelle génération de prendre la lumière.
Les Olympiades scrute, ausculte la nouvelle génération connectée. J'ai quelques réserves sur le chapitrage (très début des années 2000 dans l'esprit) qui fait s'entrecroiser les 3 personnages centraux mais le résultat est vraiment intéressant... L'on apprend notamment qu'il faut savoir qui l'on est pour savoir qui aimer....
Le film s'offre sous la forme d'un fable, on pense à Eric Rohmer, Truffaut (Jules et Jim) ou Sautet (César et Rosalie)... Mais dans un mouvement bien d'aujourd'hui avec les spécificités technologiques (ou pas) de l'époque : se cacher derrière un écran, changer de personnalité, dissimuler sa vraie nature pour finir par clore au monde tel que l'on est tout au fond...
Joli film faussement léger qui raconte une époque (de la vie mais aussi de cette génération née à la toute fin des années 90) et fait réfléchir sur les nouveaux codes sociaux, façons d'être au monde et aux autres.
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