lundi 17 août 2026

Beau is afraid (2023)

 

La dernière image ? Il y a tout un segment au coeur du film qui nous raconte à la façon d'un épisode biblique le chemin cahoteux de Beau et comment il retrouva ses 3 fils en assistant à une pièce de théâtre... Toute cette séquence est brillante, touchante. Un petit chef-d'oeuvre qui mérite le détour.

Je regrette que tout ce qui vient autour soit aussi fumeux, boursouflé, interminable. Evidemment, le type qui a réalisé le génial Midsommar a toujours du talent. Le talent ne s'est pas envolé comme par magie. Mais disons qu'ici on sent que la matière est probablement aussi personnelle qu'hautement inflammable et qu'on manque nécessairement d'objectivité ou de capacité à garder l'essentiel et à laisser de côté le superflu. Ce qui donne un "film-brouillon" qui a dû être un véritable casse-tête au montage puisque sa forme (un cauchemar éveillé) justifie tous les allers-retours, toutes les digressions, tous les détours voulus par le réalisateur mais pas forcément désiré par le spectateur qui finit par peiner à rester dans un film trop informe... C'est dommage mais ça n'enlève pas la force de certains passages dont celui que je cite plus haut.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire