La dernière image ? Evidemment il n'en restera qu'une : Cette très belle séquence de danse improvisée sur un rythme changeant et toujours entraînant de batterie. Très joli moment qui peut rappeler la belle séquence de fin de Drunk (Mads Mikkelsen dans ses oeuvres) pour un contexte très différent.
Cette séquence inspirée mise à part, le film s'offre sous une forme étrange (3 chapitres) qui n'invite pas tout à fait à l'abandon. Chapitre 1, Chapitre 2, Chapitre 3... Pas très entraînant, pas très musical. Par ailleurs, il y a cette voix off qui rappelle étrangement celle de Stand by me (justement du même Stephen King) mais dans l'autre nouvelle, la voix off a du sens puisqu'elle appartient au narrateur, l'un des trois copains devenu écrivain. Ici, on ne comprend pas trop le point de vue. Qui nous parle ? Qui nous rapporte cette histoire ? Pas clair...
Quant au message du film, sa morale, on le voit venir bien trop tôt (dès le premier segment) et, plus embêtant, elle se résume aux promesses de gourous des temps modernes faites aux gens qui doutent d'eux mêmes où se croient pourchassés par le malheur : "tu mérites de vivre, tu mérites d'être heureux, tu abrites une multitude"... Beurk, trop de bons sentiments pour être honnête. On sent le film qui se veut consensuel pour attraper comme qui rigole le spectateur par la larmichette.
Pour autant, on ne comprend guère ce monde intérieur qui s'éteint, où les personnages auraient leur propre libre arbitre (un peu expédié tout de même quand on a vévu avec des Truman Show ou des Eternal sunshine of a spotless mind). Pas plus qu'on ne comprend vraiment le sens de ces apparitions dans la chambre secrète où l'on se verrait le jour de sa mort (wtf ???) sans que personne n'ait jamais été tenté de comprendre comment ni pourquoi ? Un peu léger tout de même... Ca ressemble au point de départ d'un Being John Malkovitch mais en prenant le soins de s'arrêter au pas de la porte d'ascenseur du fameux étage et demi...
Bref ce film ressemble à des débuts d'histoire mis bout à bout et jamais vraiment développés... Reste la danse et ce climat de tristesse qui s'empare de l'audience en assistant au décès prématuré d'un père de famille qui avait l'air si aimable, si doué pour la vibe... Damned.
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