lundi 24 août 2026

120 battements par minute (2017)

 

La dernière image ? J'adore ce moment suspendu dans une cour où des corps s'enchevêtrent à la belle étoile. On pense aux Revenants et cette poésie irrigue le film par instants comme lorsque ces poussières sont immortalisées dans la lumière stroboscopique qui inonde une piste de danse au ralenti.

Le film est réussi mais je lui trouve un je ne sais quoi de "programmatique" et linéaire qui s'explique probablement par la dimension documentaire du sujet. Lorsque les personnages percent et existent (leur touchante  histoire d'amour) alors la fiction prend le dessus pour le meilleur. Mais j'avoue avoir été gêné par toutes ces séquences dans l'amphi au son de claquements de doigts où la conscience politique se met en branle et inévitablement "cherche la lumière" des médias en se heurtant à la souffrance physique des malades... Ces moments sont assez pénibles et précisément auraient été parfaits selon moi dans un vrai docu avec caméra embarquée (comme lors des irruptions dans des classes). Ce sont des situations où la fiction n'apporte pas beaucoup je trouve. Cacophonie et échanges un peu chaotiques sur la stratégie à suivre.

Bref 120 battements par minute est un témoignage nécessaire, émouvant autant qu'il est salutaire. Mais peut-être manque-t-il de ces moments suspendus de poésie comme je les aime chez ce réalisateur et peut-être le film a-t-il du mal à choisir entre l'histoire d'amour et la grande histoire, celle qui mène le jeune héros décédé à vouloir que ses cendres soient dispersées lors d'un cocktail comme on aime les faire dans les hautes sphères... 

Au final je me demande si je ne préfère pas Campillo lorsqu'il s'adosse résolument au film de genre comme dans Eastern Boys. Mais voilà tout de même un bien beau film marqué par une veillée de corps absolument  bouleversante d'humanité et d'humble solidarité.

jeudi 20 août 2026

Nouvelle Vague (2026)

 


La dernière image ? Plein de délicieux moments dans ce Nouvelle Vague qui témoignent d'un amour sincère pour ce film et cette époque (le tout début des années 60). La reconstitution est bluffante et on a bien souvent le sentiment de voir revivre sous nos yeux ébahis les coulisses du tournage d'A bout de souffle.

Oui mais il manque quelque chose d'essentiel : la capacité à nous faire toucher du doigt la magie de sa conception, ses petits secrets de fabrication... Or on voit essentiellement un JLG qui n'en fait qu'à à sa tête, qui est dans une improvisation permanente, qui écourte des journées de tournage de façon unilatérale, qui semble écrire au jour le jour... Alors oui pourquoi pas ? Mais on reste un peu étranger à ce mystère et puis on est probablement gêné par la méticulosité, le travail de fourmi apporté à cette reconstitution qui finit sûrement par "jurer" avec la prétendue "liberté", l'esprit "sans entraves"  qui présida aux destinées de ce film-mythe. Trop de moyens à l'écran peuvent tuer l'esprit libertaire d'alors. 

Et puis l'on reste enfin avec ce sentiment d'avoir passé un joli moment, avec des personnages agréables mais qu'on ne comprend pas mieux qu'avant le visionnage, sans jamais vraiment plonger dans les arcanes de l'esprit de création de cette époque pour en saisir le parfum si particulier... On reste un peu à la porte, spectateur, pour résumer. Mais chapeau la reconstitution. Amoureusement troussée.

mardi 18 août 2026

Life of Chuck (2024)

 

La dernière image ? Evidemment il n'en restera qu'une : Cette très belle séquence de danse improvisée sur un rythme changeant et toujours entraînant de batterie. Très joli moment qui peut rappeler la belle séquence de fin de Drunk (Mads Mikkelsen dans ses oeuvres) pour un contexte très différent.

Cette séquence inspirée mise à part, le film s'offre sous une forme étrange (3 chapitres) qui n'invite pas tout à fait à l'abandon. Chapitre 1,  Chapitre 2, Chapitre 3... Pas très entraînant, pas très musical. Par ailleurs, il y a cette voix off qui rappelle étrangement celle de Stand by me (justement du même Stephen King) mais dans l'autre nouvelle, la voix off a du sens puisqu'elle appartient au narrateur, l'un des trois copains devenu écrivain. Ici, on ne comprend pas trop le point de vue. Qui nous parle ? Qui nous rapporte cette histoire ? Pas clair... 

Quant au message du film, sa morale,  on le voit venir bien trop tôt (dès le premier segment)  et, plus embêtant, elle se résume aux promesses de gourous des temps modernes faites aux gens qui doutent d'eux mêmes où se croient pourchassés par le malheur  : "tu mérites de vivre, tu mérites d'être heureux, tu abrites une multitude"... Beurk, trop de bons sentiments pour être honnête. On sent le film qui se veut consensuel pour attraper comme qui rigole le spectateur par la larmichette.

Pour autant, on ne comprend guère ce monde intérieur qui s'éteint, où les personnages auraient leur propre libre arbitre (un peu expédié tout de même quand on a vévu avec des Truman Show ou des Eternal sunshine of a spotless mind). Pas plus qu'on ne comprend vraiment le sens de ces apparitions dans la chambre secrète où l'on se verrait le jour de sa mort (wtf ???) sans que personne n'ait jamais été tenté de comprendre comment ni pourquoi ? Un peu léger tout de même... Ca ressemble au point de départ d'un Being John Malkovitch mais en prenant le soins de s'arrêter au pas de la porte d'ascenseur du fameux étage et demi...

Bref ce film ressemble à des débuts d'histoire mis bout à bout et jamais vraiment développés... Reste la danse et ce climat de tristesse qui s'empare de l'audience en assistant au décès prématuré d'un père de famille qui avait l'air si aimable, si doué pour la vibe... Damned.

Marty Supreme (2025)

La dernière image ? Un chien court dans la nuit et fend la brume tel un fantôme... Il y a toujours deux ou trois images d'un film qui restent ainsi et laissent une empreinte durable.

Objectivement, ce film permet désormais d'identifier de façon certaine la marque de fabrique des frères Safdie qui finit par ressembler sérieusement à un "système" au mauvais sens du terme.

Le ping pong (à peine effleuré) ou la biographie de cet ancien champion semblent moins importer au réalisateur que l'épileptique enchaînement d'invraisemblables rebondissements finissant par nous amener au constat que l'idée même de s'adosser à une histoire vraie ne servait absolument à rien...

Tout ce qui comptait sur un sujet pareil c'était : comment est née cette vocation ? Quand trouvait-il le temps de s'entraîner ? Où s'entraînait-il ? Quel était son moteur ? Chez Rocky, l'humanité prévaut, les valeurs morales quand la confiance vient à manquer... Mais ici, le personnage insupportablement antipathique ne semble mu que par l'appât du gain, faire les premières pages, voyager en première, manger dans les grands hôtels... Pas très engageant.

Aucune plongée dans les arcanes de l'histoire ou de la genèse du Ping-Pong comme sport de haut niveau, aucune prise sur ce personnage détestable (et qui ne revient parmi nous, les vivants, qu'à la faveur d'une paternité finalement assumée c'est à dire au dernier plan...), Ne reste plus à se mettre sous la dent que l'enchaînement de péripéties plus ou moins mortelles et déjà vues chez les Safdie...  Autant dire pas grand chose. Enfin sui , le sens du cadre, la mise en scène toujours précise et  impressionnante. Ca oui. Mais un petit oui.

Pour résumer Uncut Gems oui oui oui, Good time oui, Marty Supreme mouais.

A serious man (2009)

 

La dernière image ? Ce plan de fin qui laisse imaginer, rêver, projeter nos peurs et nos espoirs... Ce film compte pour se silences, ses parenthèses, ses rêves envolés. Avec le recul, il contient beaucoup de ce qui semble avoir inspiré Spielberg à l'heure de briser la glace pour son génial The Fabelmans.  

Je me suis amusé à faire défiler la filmo des frères Coen. Et je trouve que le point de bascule vers un cinéma plus personnel, plus intime, plus profond, s'opère exactement là en 2009 avec ce A serious man qui lorgne du côté du drame familial et de la comédie noire, existentielle, qui garde un je ne sais quoi d'obsolescence, de légèreté, de gravité et qui parvient à l'équlibre (comme sur ce toit pentu)  à nous entraîner avec lui dans ses gouffres amers et autres méandres ésotériques jusqu'à ce final en pointillés qui laisse beaucoup de questions en suspens. Pour notre plus grand bonheur. Un film touchant, profond, aimable porté par des acteurs fantastiques et qui fait mouche. L'étape suivante, encore plus aboutie à mes yeux, sera franchie avec Inside Lleywin Davis.

lundi 17 août 2026

Sirat (2025)


La dernière image ? Le segment sur un terrain miné a "quelque chose" d'intéressant sur le plan cinématographique comme d'ailleurs la matière du film, son écrin, ce décor aux potentialités immenses et pourtant...

Et pourtant le film passe complètement à côté, un peu comme la caravane sur l'écran. Le responsable c'est naturellement et avant tout l'absence de scénario : on navigue complètement à vue sans planification aucune (pourtant dans le désert, faut un chouia d'organisation tout de même) ni aucun souci de vraisemblance (rien sur le rationnement, la lecture des cartes routière, la recherche de relais, un téléphone ???) . Et pourtant le réalisateur s'encombre d'idées saugrenues comme l'annonce par voie radiophonique du début d'une troisième guerre mondiale... Qu'est-ce que cela apporte dans un contexte où rien n'existe et surtout pas les personnages : les personnages ici sont tous interchangeables, des silhouettes, des marionnettes à qui l'on prête des mots, des réflexions d'une pauvreté insigne : "oh le pauvre il doit souffrir" parlant du père après la mort de son fils (sic).

Et même lorsqu'on va chercher l'artifice disruptif de la déflagration (les morts qui s'enchaînent de façon inattendue), les réactions des uns et des autres sont tellement dénuées de réalisme, de toute prise en compte d'un minimum de bon sens, qu'on ne rentre jamais dans le film qui de ce fait devient défilement d'images (parfois jolies) mais qui se répète inutilement, vainement, avec le sentiment nous autres spectateurs d'être vraiment pris pour des c...

Il y a d'ailleurs dans ce regard très urbain / techno sur cette petite tribu bercée d'illusions une forme de snobisme et d'esbrouffe qui rend le film encore plus antipathique. On est presque tenté de se dire lorsque l'horreur s'invite... "tant pis pour vos gueules, z'aviez qu'à rester sur la route bande d'irresponsables ou rentrer à la maison et revenir plus tard sans votre enfant dans un véhicule adapté"...  Un prix du jury incompréhensible.

Beau is afraid (2023)

 

La dernière image ? Il y a tout un segment au coeur du film qui nous raconte à la façon d'un épisode biblique le chemin cahoteux de Beau et comment il retrouva ses 3 fils en assistant à une pièce de théâtre... Toute cette séquence est brillante, touchante. Un petit chef-d'oeuvre qui mérite le détour.

Je regrette que tout ce qui vient autour soit aussi fumeux, boursouflé, interminable. Evidemment, le type qui a réalisé le génial Midsommar a toujours du talent. Le talent ne s'est pas envolé comme par magie. Mais disons qu'ici on sent que la matière est probablement aussi personnelle qu'hautement inflammable et qu'on manque nécessairement d'objectivité ou de capacité à garder l'essentiel et à laisser de côté le superflu. Ce qui donne un "film-brouillon" qui a dû être un véritable casse-tête au montage puisque sa forme (un cauchemar éveillé) justifie tous les allers-retours, toutes les digressions, tous les détours voulus par le réalisateur mais pas forcément désiré par le spectateur qui finit par peiner à rester dans un film trop informe... C'est dommage mais ça n'enlève pas la force de certains passages dont celui que je cite plus haut.

dimanche 16 août 2026

Moon (2009)

 

La dernière image ? Le seul héros qui vaille, celui que l'on suit depuis le début du film s'apprête à rendre son dernier souffle et voit subrepticement son successeur (et double) rejoindre la Terre pour y révéler le scandale qui a cours sur la face cachée de la Lune... preuve qu'on peut être et avoir été, vivant et déjà mort dans la même seconde, victorieux et défait dans un même souffle... 

Comme il est de coutume de s'exprimer de nos jours sur youtube, Source Code brought me here. Ayant découvert ce vrai faux blockbuster qui derrière ses artifices et passages obligés dégouline de belle humanité, je me suis mis en quête d'en savoir plus sur cet énigmatique Duncan Jones.

D'abord, il est à noter qu'être le rejeton de David Bowie fait de vous (à l'instar des conducteurs de twingo de la pub) forcément quelqu'un de bien et d'aimable. Je suis parti avec de bonnes intentions.

Ce Moon a d'ailleurs une histoire singulière puisqu'il sort en 2009 sans passer par la case salle. Un "direct to video" qui de fait le handicape. Je suis d'ailleurs complètement passé à travers... 

Et pourtant, venant de le dévorer, je le recommande chaleureusement. D'abord et c'est pour moi une évidence un film raté comme Mickey 17 lui a allègrement pompé toute la sève... Or Moon est beaucoup plus intelligent, complexe, et à fois limpide que son successeur sur une thématique très proche.

Toute sa force lui vient d'abord de l'écriture. Brillante. On commence dans l'exercice de style parfait où les références sont limpides (2001 A space Odissey). Il y a cet homme qui souffre manifestement de solitude et cet ordinateur (compagnon de route divinement incarné par la voix de Kevin Spacey). Puis lentement le film dévie de sa trajectoire, les apparences deviennent trompeuses et ce qu'on interprète comme étant des visions cauchemardesques se révèlent être les angles morts mais bien réels de la vie de notre héros sur la Lune... Ce qui permet au passage à l'acteur principal de livrer une prestation de très haut vol. Ce qui permet aussi de tirer le maximum d'un budget qu'on sent limité.

Toutes ces trouvailles scénaristiques, toute cette intelligence, toute cette exigence, font que le spectateur ne peut que s'attacher au destin de ce travailleur "dans la Lune". Le film peut ainsi passer un message bien senti sur le monde tel qu'il va, exploitation sans limites des ressources sur terre puis ailleurs, exploitation (qui va de pair) du prolétaire surgi de la cuisse de son prédécesseur, devenu entité interchangeable à l'infini, jusqu'à ce qu'une étincelle de dignité humaine remonte jusqu'au bord de nos lèvres et nous fasse dire STOP !

Good Time (2017)

 

La dernière image ? J'ai été attrapé par cette ultime séquence qui refait la part belle à l'innocence préservée dans ce monde de brutes, à une forme d'harmonie retrouvée... J'ai pensé au Cassavetes d'Une femme sous influence. Il y a de cela chez les frères Safdie dont je vénère Uncut gems.

Ici on est un ton en dessous tout de même. Parce que l'enchaînement infernal à l'oeuvre n'est pas que le produit fatal des obsessions du personnage principal mais s'appuie aussi maladroitement sur des quiproquos dont la pilule passe plus ou moins bien : je pense à cette séquence de l'hôpital où le personnage (géniale interprétation) campé par Robert Pattinson récupère "supposément" son frère sans jamais prendre la moindre précautions d'usage pour s'assurer de son état ou de sa personne... La coïncidence a bon dos puisqu'elle inaugure une nouvelle quête pour de l'argent qui mènera ce nouveau duo de pieds nickelés jusqu'au final dramatique.

Mais qu'à cela ne tienne, le film est une leçon de mise en scène, un puits d'idées inventives, un drame et une comédie et un film noir tout à la fois qui est traversé de moments de poésie parfois macabre (cette fameuse nuit à la fête foraine ou le final dans l'appartement cossu du gardien de nuit).

On pense à Cassavetes et aussi bien sûr à After Hours mais aussi au Denis Johnson de Jesus Son. C'est au final réjouissant malgré les quelques faiblesses et facilités scénaristiques évoquées plus haut : Uncut Gems reste à mes yeux beaucoup plus abouti et Marty Supreme très en dessous. 

mercredi 5 août 2026

Source code (2011)

La dernière image ? Je confesse m'être laissé cueillir par cet épilogue qui est d'une intelligence et d'une poésie rares. Derrière le fil calibr de ce qui s'est présenté comme un blockbuster quelque part entre Minority Report et Edge of tomorrow, l'on sent un petit coeur qui bat et le désir chez ce réalisateur de créer l'émotion, le trouble, et c'est qu'il y parvient pardi...

C'est vrai que le début sonne comme du déjà vu (sans jeu de mot), on retrouve cette fameuse idée du personnage central qui voyage dans le temps mais autour d'un moment très précis dans un train sur le point dse subir un attentat à la bombe. Le héros retourne encore et encore pour trouver un coupable et sans jamais pouvoir empêcher l'inéluctable de se produire mais avec l'espoir d'être au moins en capacité d'empêcher le nuisible de nuire davantage...

Alors, il y a des lourdeurs, des facilités propres à ce genre de films où l'on doit comme dans les montagnes russes passer de pic d'émotions fortes en pic d'émotions fortes, de coups de pompe en découragement avant de voir débouler l'épilogue, souvent factice et attendu.

Et bien ici pas du tout, l'émotion perce et l'on repart avec le sentiment d'avoir vécu cette aventure aux côtés des personnages principaux. C'est pour ce final déchirant et profond que le film vaut le détour. 

mardi 4 août 2026

28 ans plus tard. Le temple des morts (2026)

 


La dernière image ? j'ai été touché par tous ces petits moments de poésie qui viennent accompagner l'éveil de l'"Alpha" tout en délicatesse à son passé, à ses souvenirs, au vocabulaire, à des idées et valeurs nobles... J'ai également beaucoup aimé ce concert de Metal qui n'est pas sans rappeler des moments marquants de l'oeuvre de George Miller (les acrobates guitaristes ascensionnels de Mad Max Fury Road). Le film ne manque pas de moments forts  comme ces deux-là en particulier.

Danny Boyle est donc fidèle à ce qu'il nous a habitué venant de sa personne... Imprévisible, inégal, capable du meilleur (ici) comme du pire (l'opus d'avant). Sont convoqués dans le désordre les fantômes d'Orange Mécanique ou du Village des damnés, et l'on finit par "entrer" enfin dans cette histoire qui se déroule 28 ans plus tard... L'attente valait le coup. Beaucoup d'incongruités de l'épisode d'avant trouvent ici une réponse assez limpide... L'on comprend que de l'abject peut renaître un peu d'humanité pendant que l'homme s'est corrompu dans le mal absolu à l'image de ces vilaines têtes blondes (on pense un temps à Charles Manson et sa clique), enfants soldats qui tuent pour le plaisir sous le bas patronage d'un gourou maléfique...

Ca m'a réconcilié avec la franchise et m'a donné envie de voir la suite.

Primate (2025)

 

La dernière image ? Franchement aucune. Je déconseille chaleureusement. Une arnaque de haute volée. Le film a à peu près tout piqué à Link en croisant son intrigue avec celle de Cujo (merci les années 80).

 Or Link et Cujo sont deux séries B fantastiques (Richard Franklin comme Lewis Teague sont tous deux de sacrés réalisateurs). Pas de fonds verts à l'époque, pas d'effets spéciaux pour feignants et forcément Link comme Cujo marquent durablement les esprits.

Par ailleurs dans les deux films cités, les personnages principaux sont intéressants et l'intrigue brillamment troussée... Ici dans Primate, les personnages sont aussi transparents que les rebondissements de l'intrigue sont hasardeux... La preuve qu'un certain cinéma est en pleine déliquescence, n'arrivant même plus à "singer" de façon honnête ses illustres prédécesseurs.

lundi 3 août 2026

Running Man (2025)

 

La dernière image ? Tout ce qui fait mouche c'est ce qui faisait le sel du Prix du danger ou du premier Opus (déjà bancal) avec Schwarzy à savoir toute la partie en plateau TV dépeignant l'exploitation en direct de la pauvreté pour nourrir les nouveau jeux du cirque où l'audimat à tout prix demeure la seule règle qui vaille.

Mais je crois que même le film d'Yves Boisset (pourtant pas terrible) était plus intéressant que ce navet qui dès lors qu'il nous emmène à bord d'un avion change de nature et se perd complètement...

Ce qui n'arrange rien à l'ensemble, c'est cet acteur qui en fait des caisses et des caisses... Insupportablement.

samedi 1 août 2026

The Rocky Horror Picture Show (1975)

 

La dernière image ? Hier soir, Studio Galande avec ma fille chérie de 16 ans. J'ai dû le découvrir dans cette même salle à peu près à la même époque de ma vie.

Dieu que l'esprit a changé tout de même... Je me souvenais de passionnés qui faisaient la part belle au film qu'on dévorait vraiment sur l'écran avec quelques péripéties et facéties venues de l'espace étroit entre l'écran et le premier rang... Riz, eau, interactions touchantes avec le film...

Désormais (enfin hier soir disons), le son du film est si bas, la "troupe" est tellement installée devant l'écran - sur une estrade - qu'on ne voit plus du tout le film mais l'on assiste à un spectacle pas vraiment drôle, très scatologique, pipi ,caca, b... et c... qui donne le sentiment que le film n'est plus du tout respecté pour ce qu'il est... Etrange sentiment d'assister à un glissement, un dévoiement... Du coup j'ai encouragé ma fille à le revoir à la télé. C'est quand même dommage. Le film est toujours sur l'écran mais le spectacle autour a changé d'âme.