La dernière image ? Je confesse ici m'être fait cueillir par cet épilogue qui est d'une intelligence et d'une poésie appréciable. Car derrière le fil calibré, sorte de blockbuster entre Minority Report et Un jour sans fin, l'on sent un petit coeur qui bat et le désir chez ce réalisateur de créer l'émotion, le trouble, et c'est qu'il y parvient pardi...
C'est vrai que le début sonne comme du déjà vu, on retrouve cette fameuse idée du j'y retourne encore et encore pour trouver un coupable et sans pouvoir empêcher l'inéluctable de se produire au moins d'être en capacité d'empêcher le nuisible de nuire davantage.
Alors, il y a des lourdeurs, des facilités propres à ce genre de films où l'on doit comme dans les montagnes russes passer d'émotions fortes en émotions fortes, de joies en déceptions avant de voir débouler l'épilogue, souvent factice. Et bien ici pas du tout, l'émotion perce et l'on repart avec le sentiment d'avoir vécu cette aventure aux côtés des personnages principaux. C'est pour ce final déchirant et profond que le film vaut le détour.

