Le film a ceci d'intéressant qu'il semble s'inscrire résolument dans une tradition Kafkaienne et préfigurer aussi le cinéma mental de cinéastes comme David Lynch... Il est ici question d'une terrible méprise sur un certain Fériaud pris dans la nasse d'une affaire d'espionnage cauchemardesque dont il ne ne sortira pas indemne.
La difficulté à regarder le film vient essentiellement d'une mise en scène un peu lourde, empesée. J'ai également été gêné par le jeu de certains acteurs dont (c'est le problème central pour moi) celui de Lino Ventura qui a quelque chose dans le physique et le caractère de trop carré, trop en angles droits, trop limité pour laisser passer le mystère d'une intrigue plutôt cauchemardesque. et les longs dialogues (parfois trop littéraux, explicatifs) n'arrangent rien.
Mais reste un film audacieux pour l'époque probablement visionnaire et précurseur d'un certain cinéma, et qu'il donc utile de voir ou de revoir parce qu'on y trouvera beaucoup d'éléments narratifs familiers pour celles et ceux qui aiment Don Coscarelli, Lucio Fulci ou David Lynch.
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