La dernière image ? Tout le jeu sophistiqué de flashes back et flashes forward qui sonnent de façon moderne et laissent imaginer que ce film (mineur à mes yeux) de Lumet a pu inspirer Coppola pour Conversation Secrète et pus tard Soderbergh pour ses Ocean's Eleven etc. voire plus près de nous un Spike Lee pour son Inside Man.
Mais le film pâtit de ce qu'il ne parvient jamais à choisir entre comédie policière, drame social, film d'espionnage, huis clos carcéral, et l'on retient l'épaisseur des dialogues et le côté immobile du dispositif que seuls les allers vers le futur puis les retours vers le passé parvient à rendre un peu digeste. La fin est à l'avenant, ne parvenant pas à nous convaincre de ce que le réalisateur a vraiment voulu raconter.
Il faut dire pour finir que même le point positif (la modernité du dispositif et du montage) est beaucoup plus impactante et marquante chez John Boorman (revoir Point Blank véritable chef d'oeuvre pour s'en convaincre).
Quant à Lumet, sur le thème du casse, je le trouve beaucoup plus inspiré dans A dog day Afternoon ou 7h58 ce matin là.
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