La dernière image ? La romance naissante de la fin du film, rencontre discrète dans la pénombre d'un escalier pendant que la cantine résonne des bruits lointains de bouches avides et de ventres satisfaits.... Voilà qui en rappelle de jolis souvenirs.
Loin d'être le meilleur film de Truffaut, L'argent de poche s'inscrit dans la droite lignée des 400 coups mais avec une dimension documentaire assumée et qui, quelque part, finit par handicaper le film, lui donnant aujourd'hui un côté quelconque, trivial, un peu dépassé.
Dans l'ensemble, le film est quand même attachant mais il rappelle trop le Zazie dans le métro de Louis Malle (1960) et la comparaison fait mal. Ce dernier reste indépassable dans sa démarche artistique autant que dans la plongée qu'il propose dans les affres de la langue française lorsqu'elle se transforme aussi joyeusement que sous la plume de Raymond Queneau.
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