La dernière image ? Ce que je garde de précieux d'un film pas revu depuis 1 minute ou belle lurette
dimanche 11 octobre 2026
La femme de ménage (2025)
mardi 6 octobre 2026
Toy Story 5 ( 2026)
La dernière image ? Cette intro bizarre, quelque part entre Madagascar (le conteneur échoué) et King Kong (la nature impénétrable d'une île en apparence hostile) annonce déjà la catastrophe... Le film semble d'emblée renier l'ADN historique d'un univers qu'on a tant aimé...
Tout le reste est à l'avenant : découpage étrange entre d'un côté le passé et le présent, de l'autre une marée de Buzz l'éclair et l'ancienne maison des jouets historiques. Cela crée un va et vient assez lourd et malvenu et l'on voit venir les retrouvailles à des kilomètres à la ronde...
Ajoutez à cela un arrière-goût rance de déjà vu (toutes les idées déployées ont été exploitées dans les précédents opus) et cette manie du recyclage à gogo donne à ce cinquième volet son côté réchauffé. On sent vraiment l'épisode de trop.
Quant à la cerise sur le gâteau ? cette histoire d'écrans d'une lourdeur invraisemblable qui fait ressembler le film à une vaste promotion de sensibilisation aux dangers de la consommation d'écrans, ce que précisément nous sommes (nous et nos enfants) en train de faire... Capitalisme, ton cynisme et ton hypocrisie sont inépuisables.
Disclosure Day (2026)
La dernière image ? Curieux mais ce qui revient ce sont des bouts d'autres films : le train qui file sous les yeux du couple fugitif, c'est la Guerre des Mondes, L'apparition de l''extraterrestre derrière un rideau, c'est évidemment ET... La maison de l'enfance reconstituée c'est AI ou Catch me if you can voire Ready Player One...
Et c'est un peu le souci, ce Disclosure Day est d'abord beaucoup trop long mais il manque surtout d'une personnalité et d'une ligne directrice... Les scènes d'action sont souvent ratées (toute la séquence de courses poursuite en voiture dans la campagne) et cassent le rythme d'un film où l'on sent une vraie difficulté à faire cohabiter les différentes "tranches de vie" : trop de personnages sont censés se retrouver "plus tard" portant la promesse d'une révélation extraordinaire.
Cela manque par ailleurs de la poésie qui irriguait ET, Rencontre du Troisième type ou La Guerre des Mondes. Et puis les révélations finales restent ultra attendues et paradoxalement obscures dans leur explication : il faudrait recréer la maison d'enfance pour que la femme météo revive les évènements de son enfance et puisse permettre aux extraterrestres de parler au monde... Bof bof.
Reste une idée géniale : à chaque rencontre la jeune femme prend l'apparence d'une personne aimée et désarçonne son interlocuteur. Cette idée est magnifiquement traduite à l'écran. Mais c'est trop peu pour s'emballer.
jeudi 1 octobre 2026
L'argent de poche (1976)
Loin d'être le meilleur film de Truffaut, L'argent de poche s'inscrit dans la droite lignée des 400 coups mais avec une dimension documentaire assumée et qui, quelque part, finit par handicaper le film, lui donnant aujourd'hui un côté quelconque, trivial, un peu dépassé.
Dans l'ensemble, le film est quand même attachant mais il rappelle trop le Zazie dans le métro de Louis Malle (1960) et la comparaison fait mal. Ce dernier reste indépassable dans sa démarche artistique autant que dans la plongée qu'il propose dans les affres de la langue française lorsqu'elle se transforme aussi joyeusement que sous la plume de Raymond Queneau.
Deep Water (2026)
La dernière image ? Cette folle séquence où le capitaine envoie une jeune femme au casse-pipe à la nage avant de réaliser (ce qu'il savait déjà) qu'il suffisait de mettre un radeau de survie à l'eau... Rires garantis !
Renny Harlin n'a jamais été un grand réalisateur.
Et une fois de plus l'on réalise dans ce navet flottant que l'objectif c'est de décalquer un projet de film catastrophe sur une ébauche de film d'horreur dans le plus pur esprit Jaws... En abusant et surabusant de fonds verts et d'invraisemblances scénaristiques qui provoquent plus d'une fois le rire...
On peut donc passer son chemin, à pied, à cheval et même en avion.
