vendredi 1 mai 2026

Pris au piège (2025)


La dernière image ? Globalement le décor, un Brooklyn (du côté de Brighton Beach dirait-on parfois comme à l'époque de Requiem for a Dream) fantasmé de la jonction des années 90 et 2000 si intelligemment reconstitué. Pas "physiquement" mais en image mentale, dans l'esprit, nous y sommes pleinement.

D'une façon générale, je suis heureux de retrouver Darren Aronofsky à un niveau que je ne lui ai pas connu depuis tellement longtemps. Cette fausse désinvolture, cet univers bigarré, puissamment iconoclaste, se plaçant habilement entre deux époques créant un décalage qui permet d'entrer plus facilement dans ce monde de film noir mais qui va piocher dans de multiples références : George Miller (Mad MaxRidley Scott (le fameux chat de Ripley). David Lynch ou Robert Aldrich (la clé pour ouvrir quoi au juste ?). On peut penser à En Quatrième vitesse notamment.

Le scénario peut parfois laisser à désirer (pourquoi tenir éloigné du héros et du spectateur la lecture que font les médias de ces tueries à répétition ?) mais il y a de l'intelligence à revendre, à commencer par ces personnages que l'on drape traditionnellement de vertu (femme et afro-américaine souvent cantonnée aux rôles de présidente US) et qui soudain deviennent des "méchants" franchement déments. tout comme les frères jumeaux qui n'ont d'orthodoxe que l'habit...    

Voilà, je retiens donc les références intelligentes, le côté épileptique, la mise en scène inspirée, le sentiment d'assister à la renaissance de Darren Aronofsky que j'ai tant aimé dans Requiem from a Dream.

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