Et puis c'est quand même finaud : ce robot né pour assister de façon bienveillante se retrouve confronté à la nécessaire cruauté du monde animal (il faut bien survive). Très bien vu. Souvent décoiffant même !
Puis arrive l'histoire du "vilain petit canard" élevé par un robot, à nouveau on se dit que cette histoire on l'a trop lue et vue ici et là...
Et encore une fois, la décrépitude et la "chair devenu faible" du robot, divinement humanisé (au sens le plus noble du terme) dans son empathie et ses ressorts psychologiques amène tout droit à une séquence très bien sentie d'arche de Noé dans un campement type Koh Lanta où chacun se rebiffe et réfrène ses instincts premiers. Pas très crédible, un peu neuneu mais la séquence façon La Moufle a du souffle.
Pendant ce temps, les oiseaux migrateurs se sont posés pour échapper à une tempête dans un monde clos et on n'y croit à nouveau qu'à moitié, cette idée convoquant trop d'images déjà vues par le passé.
Mais là encore, le retour des oiseaux coïncidant avec l'arrivée des "méchants" façon Avatar est pas mal senti du tout avec ces flammes et ces combats apocalyptiques de robots "tueurs" face à une nature soudée .
Voilà donc au final un univers à la fois audacieux, novateur et parfois tristement niaiseux et déjà vu.
C'est un peu les montagnes russes, mais ça vaut le détour pour tout ce qu'il recèle de joyeuses trouvailles.
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