jeudi 26 mars 2026

Au hasard Balthazar (1966)


La dernière image ? Ce finale grandiose. L'aventure fut belle pour Balthazar dit le saint. Plutôt le martyre en réalité. Cette séquence au milieu des moutons est profondément touchante.

L'on se rappelle que le film est affaire des petits arrangements, des petites bassesses prises dans le regard de l'innocence.

Ce qui frappe c'est aussi le sens inné du cadre et du rythme de Bresson. Cet homme a été touché par la grâce tant chaque plan fait mouche.

La vie dans l'oeil d'une bête de somme qui incarne aussi l'enfance dans sa très grande pureté.

Je suis plus réservé sur la galerie de personnages (tous plus veules les uns que les autres) qu'on aurait voulu parfois mieux connaître sans jamais tout à fait y parvenir. Ce qui donne au film un petit aspect décousu et parfois donnant ce sentiment de relâche de l'intensité. On ralentit et on repart, c'est le hic avec le recul quand on rêverait d'une narration éclatée mais dont l'intensité grandirait crescendo.

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