Bon je dis cela, le film est quand même bancal par moments et pour cause : d'abord faut reconnaître qu'on voit venir de très loin ce premier moment clé de la révélation qu'elle est un robot. Pétard mouillé disons. Ensuite toute la séquence qui prépare son évasion lorsqu'elle est attachée à une chaise est trop longuette et bavarde. On ne croit pas à cette volonté du héros de faire durer le plaisir de laisser à son robot sa conscience. On comprend bien que c'est la fenêtre idéale dans le scénario pour qu'elle parvienne à s'échapper... Bof bof. Comme on ne croit pas trop aux réminiscences de l'autre robot même après voir été "rebooté". Là encore on comprend le message (il ne peut pas complètement oublier sa première histoire d'amour) mais dans l'intrigue la ficelle paraît trop grosse pour faire avancer vers le dénouement...
En revanche, le film est vraiment intéressant et audacieux (même attachant) parce que d'abord il ne manque pas d'humour (plein de moments vraiment drôles) et qu'ensuite il réserve habilement son lot de rebondissements tout en étant finalement plus profond dans la réflexion qu'il propose qu'il n'y paraît. A commencer par une réussite dans l'abord d'un film sur "les robots" en mêlant ce fonds SF à une intrigue de film noir. A vrai dire, le positif l'emporte finalement sur les réserves ou défauts identifiés parce qu'au final nous avons là une petite série B imaginative qui renouvelle habilement de nombreux genres tout en apportant une réflexion bien sentie sur le concept de femme-objet. Que demande le peuple ?
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