jeudi 8 janvier 2026

Un chien Andalou (1929)

 


La dernière image ? Un rasoir, un oeil, une main, du sable jusqu'à la taille... Ce n'est qu'une histoire d'images, d'une multitude de petits moments qui frappent comme la foudre ou piquent comme l'abeille. 

Je viens de comprendre que l'éventreur de New York (Lucio Fulci) rend hommage au Chien Andalou, que l'affiche de Phase IV (Saul Bass) est aussi un évident clin d'oeil. La main coupée c'est Evil Dead 2 et le couple ensablé un célèbre sketche de Creepshow... Quant au rasoir du  début, il apparaît aussi comme  une préfiguration du Giallo Made in Dario Argento ou Mario Bava.

Alors question : Comment 16 petites minutes sans grande consistance ont pu essaimer à ce point jusqu'à aujourd'hui ?

Je crois que c'est justement pour tout ce qui frappe l'imagination dans le Chien Andalou, pour toutes ces saillies visuelles qu'il reste autant en mémoire. 

En revanche, on repassera pour l'émotion, les personnages, le message, la puissance narrative... On sent que Bunuel et Dali se contenteront d'une provocation de 16 minutes où l'objet c'est surprendre et surtout choquer. Pari 100 fois réussi à l'époque (1929 quand même).

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