Car enfin, c'est aussi là que le film reste une prouesse incroyable : filmer pour l'époque ces trains en marche, créant par là-même un incroyable suspense (chaque fois que Buster Keaton tombe à l'eau et doit crapahuter, grimper, descendre, pour rejoindre sa dulcinée). Tout semble ON AIR en permanence, tout est work in progress, filmé en LIVE... Et l'on est pas en reste lorsque L'homme qui ne rit jamais doit se faire tout petit sous une table où officient des officiers nordistes ou lorsqu'il échappe à l'attaque d'un Ours puis à un piège à ours sous une pluie diluvienne au milieu des éclairs...
A vrai dire, il ne lui manque que la parole à ce film. Parce que pour le reste, tout était déjà là. L'intrigue simple mais puissance, l'humour dévastateur, la dimension politique et la portée philosophique...
Tout ce qu'on déploie comme énergie pour aller en guerre ou défendre sa mère patrie, c'est toujours par amour. L'amour, toujours l'amour.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire