La dernière image ? Probablement toute la partie du retour dans le réel au cours de laquelle le héros Slater se rend compte que prendre et donner des coups, ça fait mal.. Et qui réalise au passage que Schwarzy est un planqué. Il ne se gêne d'ailleurs pas pour le lui signifier.
Le film a certes vieilli côté effets spéciaux mais qu'il est touchant et précurseur par beaucoup d'aspects. L'idée de "méchants" quittant la fiction pour rejoindre le réel et réalisant avec bonheur que dans la vraie vie le crime reste impuni la plupart du temps est savoureuse comme l'est la charge frontale dans cette même partie contre les politiciens de tous bords. Quant à la puissance du message sur le cinéma comme noble boussole pour réussir son évasion de la trivialité du réel, elle est intacte et fait mouche.
Et je passe sur les références innombrables à des films que John Mc Tiernan aime (y compris à ses propres films).
On peut donc le revoir aujourd'hui en éprouvant un vrai plaisir et apprécier la dimension mélancolique qui le traverse (encore plus aujourd'hui qu'hier).
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