samedi 22 mai 2021

Les plus belles fins de l'Histoire du Cinéma... Life is what happens in between rounds !

La dernière image que je garde d'un film ? C'est parfois le final, ses dernières images, sa conclusion, lorsqu'elle est fantastique.

Fat City de John Huston.

Hommage aux Boxeurs, hommage aux cabossés, hommage aux vivants.

Dans un autre registre, j'aime toujours autant la fin de Breakfast at Tiffany's (Blake Edwards). Sublime !

Sans oublier The Thing.


Voire Sailor & Lula


Pas facile à départager ! Il y faudra un grand chelem à disputer un de ces 4 matins.


Les plus belles entrées en matière... Melancholia se pose là !

 

Il faudra un jour ou l'autre élire les plus belles intros au cinéma. Lars Von Trier se situe très très haut avec Melancholia qui dit beaucoup de ce que la dépression profonde crée chez l'être humain, même le jour le plus heureux qui soit pour lui, mariage, naissance, célébration, reconnaissance, consécration... Si dans votre esprit, la fin du monde est proche, alors rien ne peut de près ou de loin venir réconforter, soulager  votre âme blessée...

Et puis cette musique, Wagner, Tristan et Isolde, c'est évidemment une filiation directe avec John Boorman, avec Excalibur... Alors moi ça me parle direct.

    

mercredi 5 mai 2021

"Beat" Takeshi

A l'époque, je me souviens parfaitement de la tentative réussie de Gérard Depardieu de nous faire (re)découvrir les immenses films de John Cassavetes. L'impression de plonger pour explorer une passe inconnue jusqu'à lors. et de film en film on recolle les pièces du puzzle et l'on s'extasie. Je suis nostalgique de ces virées parfois solitaires dans des salles obscures de la capitale. 

A l'époque, il y a avait eu auparavant la découverte de l'intégralité des Almodovar à l'Entrepôt. Ou l'exploration jouissive des Takeshi Kitano

Ah celui-là... Tout a commencé avec Sonatine, sur les champs. Puis il y eut des moments de grâce infinie vécus devant Hana Bi ou plus tard Zatoïchi.

Takeshi a toujours su marier des genres balisés avec ce qu'il a de plus personnel, intime à donner. En émane une poésie qui n'appartient qu'à lui. Entre candeur enfantine et impardonnable cruauté. Sonatine le raconte mieux que personne.

L'oiseau au plumage de cristal



A l’heure sinistre et creuse, entre chien et loup,
L’asphalte ruisselant un peu après la pluie
D’un soir de canicule, de ceux qui rendent fous
Est le lieu rêvé pour le Giallo des Gialli.

Deux esprits divaguent dans l’impasse aux mirages
Sous la faible lumière d’un vieux réverbère
Qui projette, désunie, les ombres du feuillage :
De vils mots à couvert s’y déclarent la guerre

Sous leurs crânes en feu, agricole est le rhum
Pendant qu’au coin des lèvres, l‘amorphe cigarette
Pour chavirer les sens, pour ensauvager l’homme
Songe à s’embraser contre la flamme violette

Le déclic du briquet lâche son cri trompeur 
Distraie l'attention, une lame alors surgit
De mille obscurités, provoquant la stupeur,
Tandis que l'acier pénètre un coeur assombri

L’être échoue, râle et sang mêlés, sur le bitume
L’éclat vif se survit dans son œil déjà mort
Tandis qu'il s'est ouvert comme un livre posthume
Près du mégot fumant. Toute la ville dort.



mercredi 28 avril 2021

Misery


Alfred Hitchcock aurait chéri

Ce huis-clos, duel infernal

Confrontant idole et groupie :

Ca finit mal en général...

 

Misery c'est un peu Shining

Un écrivain, ce lieu perdu,

Le froid et l'horreur. Stephen King

convoque son propre vécu.


Annie incarne l'addiction

De Paul Sheldon ou Jack Torrance   

Replongeant, cédant au poison

De leurs coupables dépendances.


Il a le teint cireux James Caan.

Son regard vide, ses lèvres molles

Sont le propre du dipsomane

A son plus haut degré d'alcool

 

Dans l'intimité du foyer, 

L'injonction de la muse est sans

Équivoque : l'auteur est sommé

De n'y pas gâcher son talent.


Bien plus qu'un thriller abouti

L'oeuvre se fait donc testament

d'un alcoolique repenti.

On sait le Phénix résilient.

jeudi 22 avril 2021

Seven

 


(S)heaven et son soleil trompeur
Quel épilogue ! Si j’avais su…   
Jamais très loin de Blade Runner,
Sa chute et ses lumières crues


Mais il n'y a pas de hasard 

Tout était là, livré d'emblée :

La ville un pluvieux purgatoire

Et l’enfer déjà familier.

 

John Doe est tueur à ses heures 

Mourir lui importe si peu

Mais qu’est-ce qui lui tient à coeur ?

Corrompre l’âme du vertueux !

  

Hydre noire achevant sa mue,

Il veut honorer son serment

Et tend LE piège, du jamais vu :    

Un colis de chair et de sang

 

Distinguons toujours les effets

De la cause. Dans Seven, la thèse

S'attache bien moins au péché

Qu'à sa lecture, son exégèse !

 

Doutons des écrits : l'ennemi

N'est pas le fautif, l'égaré 

Mais l'interprète qui punit :

Satanés apprentis sorciers !


lundi 12 avril 2021

La Guerre des Mondes. Steven Spielberg. Redevenir Papa

 


Décidément, personne n'est aussi fort que Spielberg pour offrir un aussi grand et beau spectacle (des idées de mise en scène miraculeuses) sans jamais se départir de ses obsessions pour le thème de la famille déchirée.

Ici, le fait que le héros soit un homme divorcé se considérant comme un mauvais père est tout sauf un hasard. Puisque ce qui va lui tomber sur la tête, ou plutôt surgir sous ses pieds, va le mettre devant ses responsabilités de chef de famille pendant le laps de temps que durera la garde de ses enfants, engagé qu'il sera à les ramener en un morceau chez leur mère.

Voilà pourquoi le dernier plan tant conspué pour son côté dégoulinant de bons sentiment, vu sous cet angle, n'est plus aussi mièvre. Il devient l'aboutissement d'une thématique chère à Spielberg, qui se cristallise sous la forme de cette réunion familiale (rêvée par les enfants de divorcés du monde entier). Pas anecdotique non plus si cela arrive au terme d'une mission accomplie par un père un peu paumé, démissionnaire et qui à la faveur de cette guerre des mondes est redevenu le papa protecteur, le "père, ce héros" dans le regard de ses 2 enfants.

samedi 6 mars 2021

Tout en haut à gauche de l'étagère. Stephen Wright et Jim Nisbet.

Un jour que je bossais sur les sorties DVD de StudioCanal et que j'étais allé rencontrer Jean-Pierre Dionnet dans son antre (époque du fantastique La Mélodie du Malheur de Takashi Miike) , j'avais adoré la façon dont il classait ses films sur une haute étagère calée sur tout un pan de son mur... A chaque nouveau visionnage il glissait le DVD à l'endroit qui lui semblait correspondre à la place qu'occupait le film dans son coeur. Ainsi, contrairement au classement des rayons de la FNAC où tu cherches par genre puis par ordre alphabétique, chez Jean-Pierre, il fallait lui emprunter les films que tu n'avais pas encore vus et qui se trouvait tout en haut à gauche, et ne reluquer ceux qui se trouvaient tout en bas à droite que pour comparer vos détestations et connexions possibles (qui se font évidemment sur les accords et les désaccords). Au milieu de l'étagère dormait le ventre mou, souvent de l'académique, du réchauffé, du formaté.

J'y repense souvent. J'ai aussi depuis l'époque mon petit panthéon personnel de livres notamment (comme de musiques ou de films naturellement) que je rêverais de voir un jour adaptés au cinéma...

Aujourd'hui, en voici deux qui trônent en haut à gauche de mon étagère rêvée et qui méritent d'être racontés, lus, et j'espère un jour adaptés ! Par Nicolas Winding Refn, ça aurait de la gueule....     

     GOING NATIVE (ETATS SAUVAGES) Stephen Wright



Le vrai choc de la littérature contemporaine made in US. J'avais aimé, adoré le Bret Easton Ellis d'American Psycho ou de Lunar ParkDenis Johnson et son fabuleux recueil de nouvelles Jesus Son, mais à mes yeux rien ne vaut l'indépassable Going Native, malheureusement trop méconnu.

Le livre de Stephen Wright lie un style singulier inimitable, foisonnant, à une narration en tranches de vie qui les unes avec les autres finissent par composer un Road Movie existentiel, une parabole universelle sur la violence ordinaire.

J'en retiendrai quelques morceaux d'anthologie dont cette rencontre improbable entre deux tueurs en série puis sur le tard une soirée aseptisée qu'organisent dans leur pavillon cossu - agrémenté d'objets d'art primitif beaux sous tous rapports - un couple de bobos américains racontant avec passion leur équipée roots - pas un voyage organisé, très peu pour eux - au coeur de l'Amazonie pour finir par tomber nez à nez avec un portrait de Jack Nicholson. Moments et bouquin d'éternité à découvrir d'urgence !

SOUS LE SIGNE DU RASOIR (Jim Nisbet)


Je ne comprends pas que le chef d'oeuvre de Jim Nisbet n'aie jamais fait l'objet d'une adaptation au cinéma. Du traumatisme originel à la libération finale, un roman désabusé, sombre et cynique, qui sous des faux airs de film noir revisite divinement la notion de "happy end". Un style pas facile mais, passée la barrière de corail, la lecture n'est plus seulement clémente, elle devient ce voyage sans retour sur des terres anxiogènes, rougeâtres mais néanmoins hospitalières.

jeudi 4 mars 2021

Night train. Nick Tosches. A quand une adaptation au cinéma ?

 



Ce fut une de ces rares nuits électriques au coeur des années 80. Les voix de Jean-Claude Bouttier et Christian Delcourt - timbres enveloppants, couleurs désormais familières - s'élèvent dans le ciel de Las Vegas comme dans celui de mes vingt ans. Pour s'y installer, ne plus en repartir.


En matière de Boxe anglaise, elles resteront comme des madeleines sonores de Proust. Et de ma passion pour ce sport, je me souviens parfaitement comment la mèche s'est allumée : devant l'épique Thomas Hearns - Marvin Hagler. Les rocailleux "wooooow" d'un Jean-Claude extasié résonnant à chaque coup de boutoir du "Marvelous" en réplique aux vénéneux pistons de "The Hit".

Le début d'un lent processus, délectable et minutieuse dévoration d'un nombre incalculable de matches. Au terme de ce travail de fouille, notamment dans les archives de la catégorie reine (les poids Lourds), j'ai pu discerner les imposantes silhouettes des futurs locataires du célèbre Boxing Hall of Fame, comprenant enfin - aucune explication rationnelle ne saurait mieux le faire que la vague d'émotion suscitée - d'où venait qu'on baptisa ce sport respectueusement et amoureusement le Noble Art.

J'en ai alors passé des soirées à me demander qui de Jack JohnsonJack DempseyJoe LouisRocky MarcianoSonny ListonMuhammad AliGeorges ForemanMike Tyson ou Lennox Lewis avait été le plus grand ?


Et puis je suis tombé sur une bénédiction de livre : Night train de Nick Tosches.


Biographie d'un combattant hors normes - et par son physique et par son destin chaotique - condamné depuis sa naissance jusqu'à sa mort dans des circonstances troubles à Las Vegas en 1971, ce petit bijou est aussi l'occasion d'une belle plongée dans l'Amérique des années de ségrégation sur le rythme épileptique du Night train transfiguré par James Brown. Un agitateur de tripes, un derviche tourneur de cerveau qui finit par ouvrir les yeux sur ce qu'on pourra désigner comme une terrible injustice de l'Histoire de la Boxe. Difficile avoir l'avoir lu de ne pas penser que Sonny Liston fut bien le plus grand boxeur de tous les temps.


Car au fil d'une contre-enquête passionnée, cette analyse en profondeur de 2 célèbres combats ayant opposé Sonny Liston à Cassius Clay / Muhammad Ali met en lumière les circonstances pour le moins opaques dans lesquelles ils se conclurent. Le deuxième affrontement consacrant le fameux phantom shot, dont même le ralenti ne permit jamais de voir ce qui avait réellement mis knock-out l'indestructible Liston (inspirant à l'époque une terreur absolue à tous ses adversaires).

Au terme de 2 matches probablement truqués, le grand Sonny aurait donc, sous la pression d'adversaires insaisissables, volontairement saboté sa propre légende, pour finir oublié, emportant avec lui son secret à seulement 39 ans.

Il y a dans ce destin, tous les ingrédients d'un phénoménal personnage de cinéma. A quand une belle et grande adaptation cinématographique ?


Pour les amoureux de la boxe anglaise et pour tous les autres, les curieux de ce que nous dit la petite Histoire, de ce que retient la grande, il faut sans attendre dévorer Night train dont la musique (préférez les versions d'Oscar Peterson et James Brown) vous accompagnera longtemps, bien longtemps après avoir refermé ce merveilleux livre.

"Un livre fantastique sur une vie qui a commencé dans les ténèbres et n'a cessé de s'y enfoncer jusqu'à ce que la mort devienne la seule lumière possible. Nick Tosches est un écrivain extraordinaire."
Hubert Selby Jr.

lundi 1 mars 2021

Festival international du film fantastique d'Avoriaz... Une fois pour toutes !

Je suis né avec le festival d'Avoriaz (1973), j'ai grandi avec, je lisais Mad Movies, je voyais tous les films quand ils sortaient. J'ai suivi l'aventure jusqu'au bout (1993, dernière édition) et suis toujours resté fasciné par ce festival que Gerardmer n'a jamais su remplacer dans mon coeur.

Le moment est venu. J'ai le recul nécessaire pour dire ce que furent les bons palmarès et les gros ratés ! Je vais tâcher de retenir mes 16 films préférés sur l'ensemble des festivals de 1973 à 1993 en vous disant mes déceptions, mes joies aussi, 20 ans de bonheur, et de lancer mes 8e de finale d'un tournoi qui aura pour lourde responsabilité de d'élire le GRAND PRIX DES GRAND PRIX d'AVORIAZ 

Je vais tâcher de vous remettre les Bandes Annonces des 16 films (en jaune ma sélection finale)  plus bas histoire de bien se rafraîchir la mémoire.

Vous êtes prêts ? Allons-y :

1973 DuelLa baie sanglante. L'abominable Dr Phibes.

Le Grand Prix accordé à Duel est mérité. Légitime. Même si j'ai une tendresse pour le Mario Bava qui m'a durablement impressionné. Le film de Steven Spielberg est une référence horrifique en soi. presqu'une parabole philosophique sur les "ambitions" surhumaines de l'homme, Une version motorisée d'Icare, le rappel à l'humilité face à ce qui nous dépasse. Ce camion sans visage, c'est l'image projetée de la mort, de la fatalité, du temps qui passe et que la vitesse d'un bolide ne rattrape jamais. C'est aussi un défi technique, il met en lumière la force d'un décor (ici de western mais de film post apocalyptique... Mad Max avant l'heure). Un scénario évidemment intemporel et génial. Il n'y a guère que Richard Matheson qui puisse à l'époque accoucher d'un telle merveille, brute, épurée, comme le squelette intact d'un véhicule, d'une idée de scénario... Et puis, le temps viendra se faire juge pour témoigner du génie de cet attelage divin Spielberg / Matheson.               

1974 Soleil vert. El Topo. Mondwest.

J'aime bien Mondwest come j'apprécie Crichton mais le film est bancal. El Topo est culte mais il lui manque quelque chose pour toucher le plus grand nombre. Soleil Vert est une excellent film d'anticipation qui préfigure le monde d'aujourd'hui. Il était visionnaire et légitime à recevoir le grand prix même si son discours politique, sa réflexion écologique l'éloigne des domaines de la peur et de l'épouvante qui restent l'ADN profond, indélébile de ce festival...     

1975 Phantom of the paradisePhase 4. It's alive ! 


1975 est un grand cru. Phase IV est imparfait mais il contient des morceaux d'anthologie. Et Saul Bass est trop rare pour ne pas être salué lorsqu'il officie à la réalisation comme ici. It's Alive ! est le fait du créateur de la fantastique série les Envahisseurs. J'ai une tendresse pour Larry Cohen son Epouvante sur New-York ou Meurtres sous contrôle. It's alive ! est l'une de ses grandes réussites (Cronenberg prolonge cette thématique et s'en inspire sûrement pour Chromosome 3) mais il ne tient pas la distance face au mémorable Phantom of the Paradise. qui mérite amplement son Grand Prix tant pour sa force singulière de l'oeuvre que l'hommage que De Palma y rend à tout un pan de la littérature fantastique et de genre. et je ne parle pas de la Bande originale qui est l'une des plus fabuleuses, audacieuses de toute l'histoire du Cinéma.      

1976 Massacre à la tronçonneuse. Frissons.

Voilà selon moi un premier raté. Tobe Hooper méritait amplement le Grand Prix qui n'a d'ailleurs pas été décerné. Un simple prix de la critique reçu... C'est trop peu. Que Paso? Quelle raison improbable a fait que son chef d'oeuvre n'ait pas tout emporté sur son passage ? Il est en tout cas dans mes 8èmes de finale. Y a pas moyen autrement. Je rappelle que cette année-là était projeté hors compétition un autre film hors normes et cultissime, The Rocky Horror Picture Show. Frissons de Cronenberg aurait aussi sûrement mérité quelque chose... Mais on ne refait pas l'histoire.

1977 Carrie. Les révoltés de l'an 2000.


J'adore les Révoltés de l'an 2000... Le danger vient de la jeunesse qui s'organise pour méticuleusement se débarrasser de toutes celles et tous ceux qui ont franchi leur date limite de consommation... Trop vieux = péremption direct ! Mais que faire face à Carrie qui fait partie de ce que Stephen King et Brian De Palma ont créé de plus puissant à l'écran. Président du Jury cette année-là... Un certain Steven Spielberg :)    

1978 Eraserhead. Cercle infernal. La dernière vague. Crocodile de la mort.

1978 est une année où David Lynch aurait probablement mérité de se démarquer déjà avec son Eraserhead certes étrange et obscur mais emblématique de tout ce qui suivra... Je dois découvrir Le cercle infernal qui curieusement est un film un peu oublié... En tout cas, président William Friedkin cette année-là et donc je me dis que ce film doit valoir le détour.  

1979 Halloween. Une année folle, exceptionnelle avec des perles à mes yeux que sont Phantasm (Don Coscarelli). L'invasion des profanateurs (remake brillant de Philip Kaufman). Tourist Trap (David Schmoeller). Je dois voir Long Weekend et Patrick (Richard Franklin) que je ne connais pas.

Mais tout de même, comment Halloween n'a-t-il pas reçu le grand prix cette année-là ???? Incompréhensible à mes yeux.

1980 Mad Max. Terreur sur la ligne. Fog. Là encore, Mad Max aurait mérité l'écrin Avoriaz pour être découvert... Le film de Georges Miller a tellement essaimé par la suite qu'il se devait de mieux figurer au palmarès par ailleurs assez quelconque.  A noter la projection Hors Compétition du Seigneur des Anneaux de Ralph Bakshi.


1981 Elephant Man. Fondu au noir. Hurlements. Vendredi 13.


Une année qui marque logiquement l'avènement de David Lynch même si je pense qu'Hurlements (qui a également plutôt bien vieilli) était une vraie incursion singulière, réussie et audacieuse dans le genre horrifique qui colle d'ailleurs mieux à l'esprit sombre et parfois gore du Festival. Éléphant Man sied mieux à des festivals Comme Berlin où Cannes. 


1982 Mad Max 2. Wolfen. Looker. L'incroyable alligator.

1983 Dark Crystal. Le dernier combat

1984 Le Quatrième homme Dead Zone. L'ascenseur. Brainstorm. Christine.

Une super année. Mais Paul Verhoeven mec Paul Verhoeven ! C'était l'occase de célébrer son immense talent ! Film énorme qui plus est ! Que n'a-t-on pas célébré le démentiel Quatrième Homme


1985 Terminator. Les griffes de la nuit. La compagnie des loups. les démons du Maïs. Razorback


Là encore, super année et logiquement James Cameron et Wes Craven arrivent en tête. 2 grands films, 2 franchises à naître.

1986 Link. Re-Animator. Vampire vous avez dit vampire ? Contact mortel. Dream Lover.

100 fois Link plutôt que Dream Lover. Qui se souvient de Dream Lover ? Un film très quelconque de Pakula. J'avais adoré aussi Fright Night, fabuleuse série B horrifique truffée d'humour et de références. Mais pas assez puissant pour être dans les 16.   


1987 Blue Velvet. La Mouche. Bloody Bird. L'amie mortelle.


Lynch encore et Cronenberg au top avec ces deux très grands films. Même si Blue Velvet s'inscrit davantage dans le registre du film noir.

1988 Robocop Au frontières de l'aube. Histoire de fantôme chinois. Hidden. Prince des ténèbres.

Paul Verhoven bis repetita. Cet homme aurait dû être célébré pour la 2ème fois... Robocop c'est quand même un sommet.


1989 Faux Semblants Incidents de parcours. Jeu d'enfant. Parents. Invasion LA.


Faux Semblants, immense oeuvre de Cronenberg et Grand prix mérité. 

Après 1989 ça faiblit côté sélections, quelques curiosités comme le Society de Yuzna ou Le sous-sol de la peur de Craven... Mais pas de quoi fouetter un chat.

1990 Society Lectures diaboliques

1991 L'échelle de Jacob.

1992 Le sous-sol de la peur.

1993 Braindead

Voilà. prochaine étape, je sélectionne mes 16 films préférés à Avoriaz. Je vais maintenant tirer au sort mes 8ème de finale et on ira par votes successifs jusqu'à élire le GRAND PRIX DES GRANDS PRIX. Chiche ?

Les voici :


Phantom of the Paradise Vs Elephant Man

Terminatior Vs Duel

Robocop Vs Nightmare on Elm Street 

Halloween Vs Hurlements

Link Vs Le 4ème Homme

Blue velvet Vs Carrie

Massacre à la tronçonneuse Vs Faux Semblants

Mad Max Vs La Mouche


Ce qui donne pour mois les 1/4 de finale suivants :

Phantom of the Paradise Vs Duel

Nightmare on Elm Street Vs Halloween 

Le 4ème Homme Vs Carrie

Massacre à la trançonneuse Vs La Mouche


Puis arrivent les 1/2 finales forcément serrées...

Duel Vs Halloween

Carrie Vs Massacre à la tronçonneuse 


Je ne vois dès lors qu'une finale des finales 

Halloween Vs Massacre à la tronçonneuse


Et là franchement... comment trancher ?

Mais je crois que mon coeur basculera in extremis vers Halloween.

J' y reviendrai !

dimanche 28 février 2021

Too Old To Die Young


J'appelle ça un long métrage de 13 heures, que voulez-vous ? Le format et l'univers le plus familier c'est encore celui de Twin Peaks Saison 3. Du cinéma en tranches d'une heure. Un voyage au bout de la nuit dans les volutes d'un récit à la Stephen Wright (Etats Sauvages). L'auteur américain auquel je pense immédiatement.

Une claque formidable, un monument. Faut s'accrocher mais comme pour les grands romans malades (The Sound and the Fury de Faulkner par exemple), ça vaut fichtrement le coup. 

Et comme chez Faulkner, de la forme naîtrait peut-être le fonds, l'un et l'autre s'épousant tour à tour ?  Cette affiche apporte un début de réponse et dit beaucoup du film et de ce qu'il raconte.. Un oeil par lequel une balle aurait pénétré ? A qui cela arrive-t-il dans le film ? Un ex-tueur à gages et son oeil de verre ou une jeune femme trop jeune pour avoir des rapports avec un flic aux intentions troubles ? Une jeune femme déjà trop "vieille" pour mourir jeune ?  Que dire que cette séquence d'introduction qui ressemble étrangement à la scène d'un film que le héros verra plus tard dans un cinéma que ne se trouve nulle par ailleurs que chez sa petite amie ? Celle-là même même meurt d'une balle où vous savez. Vous me suivez ?

Alors quoi ? Cette séquence d'introduction serait une vision déformée issue d'un bout de vérité, d'une parcelle de vraie vie qui se serait agitée quelque part dans la vie d'un des personnages clés du film. Lui ? Elle ? Elle et lui ? 

J'y reviendrai !    


dimanche 14 février 2021

Terminator. Vélizy

 

Je me souviens de Michel Blanc expliquant sur un plateau en évoquant le futur palmarès d'Avoriaz 1985 qu'il doutait fort que Terminator puisse y prétendre... Un film, je le cite, mal fagoté et filmé comme un épisode de Starsky et Hutch... Ca m'avait marqué. Cette référence à Starsky et Hutch.

C'était sans compter sur le temps long qui rétablit toutes les vérités, les effets qu'a eu ce film sur toute une génération d'adolescents en devenir dont je fis alors partie.

C'était le début des ordinateurs personnels Les AMSTRAD, les premières lignes de développement. les premiers jeux immersifs comme l'excellentissime L'Aigle d'or.

Le son strident de la cassette de jeu chargeant lentement mais sûrement son contenu. Un travail de longue haleine.    Peu de temps après, la disquette faisait son apparition raccourcissant le temps de l'attente...

Le week-end, on jouait parfois au Hockey sur l'une des aires de jeu entre nos immeubles. 

Nous avions 12 ans , Terminator était sorti et le mythe (déjà) nous avait absolument emporté sous son aile. On jouait donc au jeu du Terminator.  Principe : désigner l'un de nous comme le Terminator (Jérôme était bon dans le rôle) . Mine patibulaire, lunettes noires et silence de mise.  Le terrain de jeu, c'était les 11 étages du 60 rue de Villacoublay. Etages sans fenêtres de nos immeubles Véliziens. Interdit de sortir dans la rue. Nécessité de faire le moins de bruit possible pour ne pas s'attirer les remontrances des voisins. Et c'était parti... S'agissait de ne pas se faire attraper. Grands souvenirs remémorés de jeux diurnes entre enfants de 12 ans sous l'égide bienveillante du 7ème art.