A la sortie de la séance je me rappelle avoir eu du mal à dire ce que j'en avais pensé... Certainement maladroit sur l'entrée en matière et ces multiplications de faux Batman où on ne comprend rien au niveau géographique (est-ce vraiment le faux et où se trouve-t-il exactement ?), C'est alors curieusement lourd et pas très inspiré. Pour moi ce qui n'est pas plus heureux c'est le choix (adulé par des milliards d'ex ados qui y ont vu le symbole vivant de la Rock Star qui dit ses 4 vérités à une société totalitaire) d'un Joker qui s'ancre tristement dans le réel, sorte de fou de chair et de sang qui erre san but en chantonnant dans les rues de Gotham City, mais voilà un vrai gros problème qui ne fera que se creuser dans le 3ème opus : pourquoi nous pondre un joker qui ressemblerait à un Kurt Cobain qui se serait grimé pour Halloween après avoir avalé trop de comprimés ? Ce n'est pas du tout l'esprit de Batman qui se reconnaîtra forcément davantage dans un Joker version Jack Nicholson ou même dans un Pingouin version De Vito. Reste que The Dark Knight est le meilleur de la trilogie pour sa grande noirceur (les codes du film noir sont bel et bien là) en grande partie rendue possible via la genèse du personnage "Double Face" fascinant lorsqu'il sombre de douleur dans le chaos... A voir donc pour toutes ces.bonnes et sombres ondes mais on restera sur sa faim pour tant d'autres maladresses.
La dernière image ? Ce que je garde de précieux d'un film pas revu depuis 1 minute ou belle lurette
vendredi 31 octobre 2014
Ratatouille
Idée de départ lumineuse comme souvent chez Pixar. Un rat qui devient chef étoilé ? Drôlement bien vu... Ensuite, on sent confusément que le grand Studio entame péniblement son lent déclin par la face Nord. A noter d'abord quelques raccourcis indignes des scénaristes, par exemple l'histoire du rat qui sous la toque tire les cheveux du jeune homme comme on pilote un robot pour composer sa soupe ! Mouais, c'est comme qui dirait capillotracté... Y aurait eu des tas d'idées à trouver là-dessus (que Ratatouille le faisse bosser d'arrache pied chause nouvelle nuit blanche dans son petit studio parisien sous les toits, puis mise en aplication d'abord maladroite, que sais-je encore...) mais avec moi l'histoire des cheveux tirés, ça ressemble à ue grosse facilité, surtout s'agissant de dosage ultra fin en matière de cuisine. Pour le reste, c'est pas mal, mais rien de vraiment transcendant. On aurait aimé aller plus au fond sur un sujet pareil, fréquenter les partisans de la cuisine du terroir, les allumés du tout végétarien, toucher du doigt l'esprit de la cuisine moléculaire... Ratatouille en reste finalement à la surface d'un domaine où qui plus est s'agissant de la France on était en droit d'exiger une immersion un peu plus totale...
jeudi 30 octobre 2014
Forrest Gump. Robert Zemeckis
Les esprits chagrins vont dire que c'est niaiseux, mielleux, compassionnel, sucré à l'excès... Mais c'est un conte Forrest Gump et il faut le prendre comme tel. Et que nous dit ce conte ? Que les grandes aventures de ce monde sont aussi accessibles aux gens simples, sans arrière pensée ou machiavélisme, qui prennent la vie comme elle vient, sans essayer d'écraser l'autre ou d'utiliser la force, le pouvoir ou l'influence comme boussoles pour avancer dans l'existence... Le film nous dit que pour ces gens qui ne cherchent pas à façonner leur vies selon leurs désirs, le hasard peut aussi bien faire les choses et rendre de fiers services... Et puis Zemeckis n'est pas n'importe qui, de la direction d'acteurs à la mise en scène en passant par l'écriture tout est ciselé, enlevé, crédible (ces reconstitutions historiques assez géniales de mémoire, même si un certain patriotisme US est forcément de mise) et on l'aime ce petit gars qui croque la vie à pleines dents depuis le sommet de ce mât d'un navire pris dans la tempête, sans jamais se retourner ni tenir compte des moqueries de son prochain... "A le regarder, ils s'habitueront" semble nous dire le film tout bas...Un joli conte US et à vrai dire du beau travail M Zemeckis....
Les Choristes. Christophe Barratier
Oh que voilà une jolie idée... On va faire renaître les écoles de nos vieilles photos en noir et blanc trouvées dans quelques greniers poussiéreux. On va ré-ouvrir ces classes impeccables qui sentent le bois et la craie, On va y remettre ces chères petites têtes blondes toutes rondes et toutes mignonnes ex bébés tout droit sorties d'une Pub Volvic. Et de ces petits gorges fragiles s'élèveront des notes célestes pour émouvoir dans les chaumières et faire pleurer nos grands mères qui s'écrieront "aaaah c'était mieux avant". Voilà la limite du projet. Nostalgique ou réac ? Gentiment naïf ou sacrément calculé pour faire du chiffre ? Difficile à dire mais le fait même de se poser la question rend le film finalement assez antipathique. Par ailleurs, la mise en scène est comme souvent dans ces téléfilms un peu gonflés pour la salle dénuée de toute ambition formelle ou artistique.
mercredi 29 octobre 2014
Bienvenue chez les Chtis. Danny Boon
Petite comédie populaire sans grande envergure ni véritable ambition (avant sa sortie) et dont on a forcément du mal à comprendre après coup l'invraisemblable succès au cinéma. Alors oui le point de départ est sympathique (le choc ds cultures vécue par une famille après un déménageent à travers la France depuis la belle Côte d'Azur jusqu'au ch'Nord réputé gris et déprimant) , oui il y a des moments assez drôles, mais que la mise en scène est indigente, que les acteurs principaux cabotinent à qui mieux-mieux... Et puis l'intrigue est digne d'un bon petit téléfilm du dimanche soir. Pas beaucoup mieux.
mardi 28 octobre 2014
Avatar. James Cameron
Je ne sais pas si Cameron a vu Kaena, petit film d'animation français sorti au milieu des années 2000 qui préfigurait cette héroïne d'une autre espèce que la nôtre et vivant dans un monde excessivement végétal, mais j'y ai spontanément pensé. Dans Avatar, toute la dimension Gamer (je ferme les yeux et vis ma vie dans un monde étrange, un peu comme les univers persistants de World of Warcraft) a déjà été explorée maintes fois dans Tron, Brainstorm, Strange Days, Matrix, pour ne citer qu'eux... Toute la dialectique Infiltration et fable Ecolo a été exploitée dans des westerns comme Danse avec les loups. Du coup, même si le film est bien réalisé, le monde rendu crédible par de sublimes effets spéciaux, l'intrigue prenante (on a peur pour les héros à la fin, on croit à cette histoire d'amour), il manquera toujours à cet Avatar le truc en plus, l'originalité, le grain de folie, la poésie dépassant le strict cadre d'un film qui est bien, qui est captivant mais un tantinet trop sage, un chouia trop attendu.
dimanche 26 octobre 2014
2001 l'Odyssée de l'espace. Stanley Kubrick
Vu très jeune 2001 et je ne gardais curieusement aucun souvenir précis si ce n'était le long, l'étrange tunnel de la fin. A vrai dire, en le revoyant hier, j'ai d'abord été estomaqué par le sens du détail qu'apporte Stanley Kubrick à chaque scène qui prend des airs d'installation artistique. La froideur des plans, la lenteur des travellings faisant tournoyer dans l'espace les héros comme de petites poupées désarticulées se marient idéalement à la bande son pour accoucher d'une authentique,expérience sensorielle en guise de Space Opera qui plus est métaphysique. Sans jamais apporter de réponses claires aux questions qu'il soulève intelligemment, Kubrick comme à son habitude laisse nos cerveaux explorer de multiples pistes pour comprendre ce long dernier tunnel qui serait dans l'une des hypothèses le rêve ultime de l'Ordinateur Carl ? Peut-être, peut-être pas... En tout cas le film a l'humilité de ceux qui ne savent qu'une chose... Qu'ils ne savent rien. Le seul reproche qu'on pourra faire pour finir, c'est la rapidité avec laquelle l'ordinateur refuse de disparaître, de s'éteindre et cette partie centrale qui m'est apparue comme un peu "légère" compte tenu de l'aspect contemplatif et déjà cotonneux du film. Mais voilà qui reste un spectacle grandiose, hypnotique et qui va chercher en nous des questions essentielles sur l'origine de la vie en ayant le bon goût de ne jamais passer par la case Religion. Alors ce monolithe noir qui nous aurait précédé serait-il la preuve que les objets inanimés ont une âme ? Je ne suis pas loin de le penser...
samedi 25 octobre 2014
Conjuring : les dossiers Warren
Curieux mélange pas forcément heureux entre une atmosphère à la Zodiac (le réalisme voulu de la reconstitution d'un authentique fait divers) et la montée en puissance vers un dénouement à l'esprit grand guignolesque ultra vu et revu... Ce faisant on commence par entrer de façon originale côté traitement dans ce petit film d'horreur qui se tient et se révèle très efficace avant de revenir gaiement dans des sentiers battus et rebattus du genre en se disant qu'il vaut mieux partir d'un cliché pour mieux s'en éloigner que le contraire.... Or c'est curieusement carrément le contraire auquel on assiste. Dommage même si ça reste pas mal du tout dans le genre.
vendredi 24 octobre 2014
Le Géant Egoïste. Clio Barnard
C'est pas mal du tout ce Selfish Giant. Mais un tantinet recroquevillé sur soi et sur la bonne alchimie entre gras social du Nord de l'Angleterre et ce qui'il faut de poésie urbaine (les courses de chevaux suer des bouts d'autoroute...). Exercice d'autant plus délicat qu'il hume un peu trop la Loachisation d'un cinéma social rosbeef sans jamais vraiment pouvoir atteindre à ce qui chez Ken Loach du temps de sa splendeur confinait au génie. Mais voilà qui reste intéressant, plutôt immersif, excellemment joué par les 2 rôles titres (et pas que) mais un peu attendu. Je crois que dans cette veine recherchée du conte cruel autour de l'enfance (on pense évidemment à Charles Dickens), le réalisme n'était pas forcément le traitement idoine. Mais voilà un film qui contient une sacrée énergie (à l'image du jeune héros) et qui pourra donc se voir sans grand risque d'être totalement déçu.
jeudi 23 octobre 2014
Nebraska. Alexander Payne
Terriblement lassant ces films qui se disent indépendants, qui s'affichent comme tels avec des acteurs sans charisme, une apparente modestie du projet, un noir et blanc de circonstances mais sans grande utilité et qui pour finir n'ont pas la moindre idée originale à proposer, déroulant un programme qui a toutes les apparences d'un film de Jarmush sous tranquillisants.On retiendra quand même de jolis passages goutus comme le personnage haut en couleur de la maman gouailleuse qui raconte avec délice les histoires de fesses d'antan. Pour le reste, c'est à l'image de ce dialogue bêtifiant dans ce bureau de loterie ("Mon papa a tendance à croire ce qu'on lui dit..." rapport aux promesses fallacieuses qui lui ont été faites), c'est poussif comme un road movie plan plan et au ralenti qui donne le sentiment qu'on l'a déjà vu un milliard de fois !
mercredi 22 octobre 2014
Ghost Story. Le fantôme de Milburn. John Irvin
Fred Astaire, Douglas Fairbanks, Melvyn Douglas, Moi je dis, quel casting ! Je comprends mieux pourquoi John Irvin a intitulé son pseudo film de fantômes Ghost Story... Spéciale dédicace à ces anciennes stars du muet et des premiers jours du cinéma parlant. Mais bon, sorti de la curiosité du casting, de la sympathie du clin d'oeil, tout ça est très franchement mou du genou et pas bien convaincant. Seul petite remarque pour finir : le pitch rappelle étrangement celui de la saga Souviens toi l'été dernier. Une influence peut-être ?
lundi 20 octobre 2014
Indiana Jones et le temple maudit. Steven Spielberg
Incontestablement le moins bon de la série... Indiana Jones s'était curieusement "Disneyisé" dans cet opus avec le petit garçon tout droit sorti des Goonies, la blonde de service, beaucoup d'humour potache (les yeux dans le potage etc.), des scènes bien trop longues (le pseudo train fantôme) et d'autres qui souffraient sûrement du manque de matériau technologique pour vraiment les sublimer (toutes les scènes sur le pont au-dessus du vide). Bref s'était évaporée un peu de la magie noire de l'Arche perdue même si cela reste un joli spectacle réservant de belles surprises et frayeurs (Indiana Jones sous hypnose, la main du méchant capable d'arracher un coeur...). pas mal mais vraiment deux trois tons en-dessous du premier.,
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