Je me demandais à quand remontait un film pas fameux du grand Clint Eastwood, son dernier vrai gros ratage ? Et bien facile, le voici... Western paresseux calqué sur le schéma de l'Homme des hautes plaines mais sans la dimension cruelle et fantastique. Tout ici est téléphoné, le mystère entourant ce cavalier solitaire n'apporte objectivement rien et les affrontements frisent le ridicule. A oublier ! Ce qui n'a pas tué Clint l'a manifestement rendu beaucoup plus fort par la suite.
La dernière image ? Ce que je garde de précieux d'un film pas revu depuis 1 minute ou belle lurette
samedi 30 août 2014
vendredi 29 août 2014
Le Monde de Nemo
Extraordinaire réussite de Pixar qui plus que jamais réussit le pari fou de plaire aux tout petits comme aux cinéphiles qui y trouveront de magnifiques idées de cinéma (le poisson amnésique, le requin végétarien, comment s'évader d'un aquarium....) et une intrigue belle et émouvante d'un papa déterminé à retrouver coûte que coûte son petit "garçon" handicapé après avoir connu le drame de perdre sa maman... Puissant ! Génial ! Et comme écrirait ma fille : "C'est trop super quand Nemo retrouve son papa". Je n'en pense pas moins :)
Calculs meurtriers. Barrbet Shroeder
Comment j'ai pu passer au travers début des années 2000 ? Barbet réussit vraiment son hommage à Hitchcock. Puisqu'on passe au travers de La Corde (ce couple désireux de se mesurer au meurtre parfait), l'héroïne traumatisée et incapable de vivre une relation normale aux hommes (Rebecca). La final au sommet d'une falaise peut rappeler celui de La mort aux trousses... Et tout ça est plutôt joliment joué, et malgré les figures imposées, c'est un spectacle plaisant. Intelligent petit thriller que ce Calculs meurtriers.
mercredi 27 août 2014
Les pleins pouvoirs. Clint Eastwood
Où l'intranquille docilité de Clnt Eastwood fait merveille. C'est effectivement calibré et pas dénué de quelques défauts (la scène d'agression sur la fille du personnage campé par Clint) mais beaucoup de belles choses passent. Le subversif avec la raison d'Etat qui permet tout. Et la filiation avec cette belle relaton père-fille qui préfigure déjà la non moins terrible histoire d'amour entre un entraîneur et sa boxeuse dans Million Dollar Baby. Et puis à noter une séquence d'introduction vraiment saisissante. Egalement des passages d'une grande intelligence (lla danse et les sourires de façade de Gene Hackman et sa secrétaire personnelle) Pas un Chef d'oeuvre soit, mais quand même le haut du pavé en matière de thriller politique pour le coup.
the Truman Show; Peter Weir
Aaaaah Peter Weir, ce grand monsieur aux quelques très grands films ! Truman Show a les défauts de ses qualités et vice versa. De vraies grandes qualités parce que cette comédie d'anticipation douce amère fait diablement mouche parce qu'on y croit dur comme fer, que chacun d'entre nous a toujours dans une bouffée délirante, dans une schizophrénie rampante, imaginé ce scénario diabolique... Truman Show est d'ailleurs sorti juste avant la grande vague de télé-réalités qui va déferler sur nos écrans au début des années 2000…Ma réserve porte davantage sur le cabotinage de Jim Carey (tellement fabuleux dans Man in the Moon par exemple) et le côté "potache" de l'épilogue … Il y avait je crois vraiment matière à faire quelque chose de plus fou, plus dramatique, plus profond. Mais ne boudons pas notre plaisir. Weir est d'autant plus respectable que son film est emballant, intelligent et par-dessus tout original.
lundi 25 août 2014
Le Convoyeur. Nicolas Boukhrief
Depuis l'excellentissime Va Mourire, Nicolas Boukhrief prouve à chaque nouveau film qu'il a mine de rien de belles choses à dire et une voix singulière à faire entendre. Evidemment Le Convoyeur est assez court, of course il est ultra balisé et reprend les codes du film noir avec des figures forcément imposées... Mais il le fait tellement bien, avec tellement de coeur et d'honnêteté, de simplicité aussi qu'on ne peut que s'incliner devant le résultat : une vraie réussite et un Dupontel qui aura rarement été aussi physique et inquiétant !
dimanche 24 août 2014
Inglorious Basterds. Quentin Tarantino
Séquence d'ouverture vraiment stupéfiante avec la révélation de cet acteur allemand polyglotte (CW). Jusque là rien à redire sinon waoooow ! C'est ensuite que ça se gâte. Des séquences bien longues, trop bavardes (celle de l'auberge de nuit) achèvent de tuer l'intensité d'Inglorious Basterds, qui se termine dans un gloubi boulga français évoquant maladroitement Le Dernier Métro entre autres références mais qui s'avère surtout être la partie la plus faible. Bref, tout ça manque de souffle, de tenue, de colonne vertébrale, d'un scénario digne de ce nom tout simplement. On sent que Tarantino se repose sur ses lauriers et fait moins d'efforts qu'auparavant... Dommage !
Le silence des agneaux
Oscars en cascade mérités ! Référence absolue du genre. Il fallait le faire, mais il y a plusieurs raisons à cela : d'abord un excellent réalisateur, Jonathan Demme qui n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il nous a déjà gratifié quelques temps plus tôt de Something Wild et Married to the Mob, vraies belles variations sur un genre. Il y a ensuite cette intrigue à tiroirs qui nous laissent captivés tout au long du film sans jamais se montrer ni prévisible ni caricaturale (certains personnages restent au second plan mais n'en posent pas moins leur patte sur le film, Hannibal évidemment, celui qui dans l'ombre tire les ficelles). Il y a aussi cette relation ambigue entre Hopkins et Foster qui rend le spectareur "intelligent" et dépasse de loin la basique dialectique d'une chasse à Buffalo Bill. Voilà qui renverse les figures classiques dans ce genre de film et qui achève d'en faire toute l'originalité. Plus généralement, tout dans ce thriller horrifique est fort (la lente montée d'adrénaline, les indices venant les uns après les autres, grâce à l'intermédiation du monstre), effrayant (de nombreuses séquences dont le final glacent véritablement le sang). Et que de mémorables séquences (la cage et la scène quasi "fantastique" du trombone qui disparaît, le premier face-à-face Foster-Hopkins...) et de références idéalement senties (La Belle et la Bête naturellement, Psychose également). Que dire enfin de ce dernier plan après cet appel qui donne envie de rester dans la salle pour connaître la suite ?
samedi 23 août 2014
Spiderman. Sam Raimi
Voilà qui pose idéalement les bases de l'univers du Super-Héros mais ça reste un peu trop sage à mon goût (il s'agit d'e la naissance d'une licence sur grand écran et la pression a dû être forte). Il faudra attendre le numéro 2, véritable chef-d'oeuvre, pour que Sam Raimi se lâche et donne la pleine mesure de son génie.
vendredi 22 août 2014
Casino Royale
Casino Royale est un James Bond de plaies et de bosses. Mais c'est aussi un film fort intelligent. Les opus qui suivront ne tiennent pas la route, mas ce Casino Royale est une petite perle, qui déroute, dont les personnages sont tous plus ambigus les uns que les autres, et dont certaines séquences resteront dans les mémoires.: tout ce qui touche de près au de loin à la partie de Poker puis toute la séquence finale autour de cette immersion mémorable d'une vieille bâtisse dans les eaux sombres de Venise... Sans oublier les sentiments (et les blessures avec) qu'on sent poindre sous le veston déchiqueté d'un 007 jamais à fleur de peau comme ici :) Un grand James Bond, le film comme l'acteur !
mercredi 20 août 2014
The amazing Spiderman : le destin d'un ado
Aie ! Je n'ai pas vu The Amazing Spiderman mais ce second volet est clairement un sous-produit pour ado. Le coeur de l'intrigue n'est qu'une bluette pour lycéens mal dégrossis. La comparaison avec l'univers porté à l'écran par Sam Raimi fait mal. Très mal ! D'une façon générale, ce Spiderman est bien trop rigolard, lisse et détaché de tout pour nous faire croire à ses pseudo tourments de la fin... Et puis le scénario (inepte) ne parvient à donner aucune épaisseur aux combats jamais titanesques de l'épilogue. Ca se règle en 2 3 coups de toile vite expédiés sans véritable mise en danger des jours de l'Homme araignée qui pour le coup a perdu tout son venin ! C'aurait du s'appeler "Le destin d'un ado"... Avec tout ce que cela peut comporter d'énervant ;)
transcendance
Bouse transcendantale à éviter. Depp vient cachetonner honteusement, les quelques personnages principaux sont des silhouettes qui n'existent jamais, on ne croit à rien. D'ailleurs que fait le gouvernement devant cette ville infestée de néo zombies dans le désert ? Tout sonne aussi faux que cet hologramme censé abriter la véritable âme du personnage principal. C'est le film qui au final en est dépourvu d'âme. Le premier nanar transcendantal !
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