Je trouve que c'est un des éléments (presque fantastiques) avec la présence rigolote de Patrick McGoohan le célèbre Prisonnier de la série TV culte qui apportent le supplément d'âme à un film qui par ailleurs a tendance à privilégier une narration sèche et fidèle au fait divers, un réalisme froid et une atmosphère anxiogène pour faire émerger la peur dans des séquences nocturnes impressionnantes mais aussi l'empathie pour les 4 complices dont seulement 3 parviendront à s'évader (la galerie de personnages est intéressante).
Il est d'ailleurs intéressant de noter que la réalisation se concentre justement sur le "comment", sur la mécanique de l'impossible à l'oeuvre, en évitant le pathos, en esquivant soigneusement les sempiternelles incursions dans les passés respectifs des personnages et les motifs de leurs incarcérations.
On assiste également aux derniers feux du génial Don Siegel dont j'adore notamment Les Proies (1971) et L'invasion des profanateurs de sépulture (1956). Même si en le revoyant je trouve que pas mal de choses ont quand même vieilli (les bastons sous la douche malgré le réalisme recherché, les tentatives d'agression dans la cour...).
Dans mon esprit, sur le même univers, des films comme Midnight Express (1978) ou Papillon (1973) ont laissé des marques plus profondes, chacun pour des raisons différentes.
On peut citer aussi Les évadés (1994) qui 15 ans plus tard va sacrément dépoussiérer le sous-genre et mettre tout le monde d'accord.
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