Le travail sur l'image, les effets spéciaux en transparence, tout force vraiment l'admiration d'un film qui date pourtant de 1921. Dingue !
Mais par-dessus tout, je suis impressionné par la construction en flash-backs successifs, une architecture d'une modernité folle qui mène élégamment, inexorablement à ce moment qui vous arrache le coeur... La jeune femme en train de mourir dévoile pour la première fois des sentiments forts à l'égard de cet homme (Holm) qui l'a tant faite souffrir, qui se révèle même être la cause de sa maladie mortelle... Déchirant moment.
Heureusement, la rédemption est toujours possible, de son vivant ou pas... Il suffit de le vouloir ou simplement d'ouvrir les yeux et son coeur. Cette séquence finale est fantastique à cet égard. Elle confirme que ce film est aussi un film sur le rêve et la façon dont il conditionne nos choix de vie.
Difficile d'ailleurs de ne pas trouver une parenté très forte avec La Vie est belle qui se serait inspirée du Chant de Noël de Charles Dickens. Même principe vital déployé dans le film de Sjöström mais avec une dimension beaucoup plus fantastique, sombre et mortifère.
Bref, un film de chevet qu'il faut voir et revoir parce qu'il est le papa de toute une veine de cinéma à la fois réaliste et fantastique sur le déterminisme, la rédemption, la mort, l'amour. Et un peu aussi le rêve... Celui qui façonne nos vies.
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