Mais bien d'autres images reviennent : des hommes noyés jusqu'au cou dans la cuve d'une locomotive, un train de marchandises qui déraille (véritable déraillement ai-je lu), également toute la séquence où des corps désarticulés de résistants (sur un arbre, dans un sous-bois, aux abords d'un point d'eau) se succèdent et rappellent étrangement de futures séquences dans de célèbres films sur le Vietnam... Le film peut être vu ainsi, pour la puissance de sa mise en scène, inventive, tout en privilégiant la dimension documentaire, cherchant à plonger viscéralement dans le réel. Ce qui pour l'époque est saisissant.
En revanche, le film pâtit vraiment d'un côté répétitif (sabotage après sabotage jusqu'à la libération) où les personnages sont à peine effleurés (tout juste des silhouettes dans le petit matin), et surtout beaucoup trop de manichéisme : tous des héros jusqu'au bout des ongles sales. Et les femmes au fait, où étaient-elles ? Elles résistaient elles aussi mon vieux René Clément. Et puis quoi encore !
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