La dernière image ? C'est plutôt l'atmosphère du film en général qui m'accroche, poisseuse à souhait, ainsi que la mise en scène soignée, précise, souvent inspirée, qui parvient à recréer une sorte de Memories of murder dans les années 90 quelque part en Chine.
J'aime notamment toute la première partie, ce début d'enquête au bord d'une rivière, ces témoins qui deviennent suspects, ces pistes qui deviennent de fausses pistes pour redevenir tangibles après le suicide d'un personnage-clé.
Mais il est regrettable qu'après avoir été dans plusieurs directions (toutes intéressantes, avec une dimension très Hercule Poirot version David Suchet lors des interrogatoires et des témoignages qui se succèdent et se répondent), on en revienne finalement à ce personnage de fou qui serait in fine le catalyseur de tous les drames... La façon dont s'ajoute à cette simplification voulue de l'intrigue des rêveries cauchemardesques du personnages principal ainsi que la décision au sein de son couple d'avoir un enfant (qui risque de venir au monde avec un handicap) finit comme ce plan final qui sent l'esbrouffe par décevoir et nous tenir éloigné du film.
Avec le recul, l'intrigue aurait mérité d'être plus fouillée avec une vraie révélation (puissante ou déconcertante) sur les raisons du meurtre initial et celles des morts qui suivront... Dommage mais pour l'ambiance, cette reconstitution des années 90 et la force indéniable de la mise en scène, le film vaut le détour.
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